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     (1868)

    C'est Noël, c'est bientôt Noël,


    Il y a des étoiles dans le ciel.
    Les toits sont blancs et sur les branches
    L'hiver met des étoiles blanches :
    C'est Noël, c'est bientôt Noël !

    En décembre, c'est bientôt Noël
    Il y a des étoiles dans le Ciel.
    Et sur la terre tout s'illumine,
    Les places, les rues et les vitrines :
    C'est Noël, c'est bientôt Noël !


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  • chaleur

     

    Chaleur

    Tout luit, tout bleuit, tout bruit,
    Le jour est brûlant comme un fruit
    Que le soleil fendille et cuit.

    Chaque petite feuille est chaude
    Et miroite dans l’air où rôde
    Comme un parfum de reine-claude.

    Du soleil comme de l’eau pleut
    Sur tout le pays jaune et bleu
    Qui grésille et oscille un peu.

    Un infini plaisir de vivre
    S’élance de la forêt ivre,
    Des blés roses comme du cuivre.

     

    L'été d'Anna de Noailles


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    Printemps qui vient…

    1. Printemps qui vient fleurir le temps
      arrive un jour sans qu’on le voit venir
      Printemps qui vient comme le vent
      souffler sur l’hiver et le faire partir
      Printemps qui vient renaître à nouveau
      nous caresser la peau et nous faire sourire
      Printemps qui vient avec la Douceur
      accueillir le Soleil qu’on avait oublié
      Printemps qui vient nous réchauffer
      arroser les jardins, faire jaillir les fleurs
      Printemps qui vient nous dire Je t’aime
      Afin qu’on puisse tout recommencer
    2. Elodie Santos, 2009

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    Les enfants du pays m'ont fait naître un beau soir
    Au milieu de leurs cabrioles.
    Dans ma bouche sans dents, les passants ont pu voir
    La pipe du maître d'école !

    Un béret sur ma tête, posé de guingois,
    Dandine son pompon de laine.
    Mes yeux au noir regard sont des charbons de bois
    Et mes mains de pauvres mitaines.

    Puis, dans leur folle ronde, ils ont ri de mon nez
    Taillé dans une grosse pomme ;
    Mais, me voyant pleurer, ils ont dit, chagrinés :
    « Il fond déjà, le vieux bonhomme ! »

    Odette Casadesus


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    Fester Bryan

    Le vent polaire fouette férocement mon corps
    Des formations de glace apparaissent au moindre souffle
    Ma fourrure me couvre comme un maillot de corps
    Il fait moins vingt cinq
    Mais au cœur de moi
    Rougeoie calmement une veilleuse
    Où mes pensées pour toi
    Dansent à jamais
    Prêtes à s’enflammer passionnellement

    Fester Bryan, 2006


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